Galerie des Modernes

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Geer van velde

Abstraction, Seconde Ecole de Paris

(Pays-Bas, Lisse 1898 - Cachan, 1977)

Geer van velde

Geer van velde, né à lisse en Hollande dans une famille modeste, commence très jeune à travailler, tout comme son frère Bram, chez Kramers et fils, une entreprise de peinture et de décoration de luxe. Pendant ses temps libres, le jeune Geer van Velde pratique le dessin et la peinture et progresse avec une rapidité fulgurante. Kramers, se rendant compte du talent des deux frères, décide de les encourager en les aidant financièrement jusqu’à la grande crise financière de 1929. en 1925, il part pour Paris où son frère est déjà installé depuis plusieurs années. ses débuts sont difficiles, l’argent manque cruellement.

Après une première période académique, puis des œuvres très colorées aux résonances fauves et expressionnistes, on note une rupture totale dans son travail à partir des années 1939. Amateur de musique de Webern et de la pensée de Lao-Tseu, il cherche à développer une peinture proche de son “monde intérieur”, une peinture qui invite à la contemplation et au silence. avec la leçon cubiste du groupe de la Section d’Or dominée par J. Villon, s’amorce en 1948 , une période dite «des ateliers», puis dans les années 50 celle dite «des intérieurs», qui annoncent peu à peu une rupture avec le réel. a partir de 1946, le peintre s’établit à Cachan où il passera le reste de son existence. son parcours artistique sera alors une oscillation entre la figuration et l’abstraction. le travail de Geer van Velde se distingue par une gamme de teintes et de couleurs sourdes, comme recouvertes d’un voile, presque éteintes, avec une attirance particulière pour les mauves et les gris bleutés qui lui rappellent la lumière de son enfance. L’espace de ses compositions est souvent agencé en formes géométriques, carrées, losanges, triangles, chacunes traitées avec un soin minutieux. le peintre se voue à la lenteur. Peu disert, il avouait mener une véritable « bagarre » contre la toile. il ne se décidait à ne l’attaquer que lorsque l’idée finale avait pris totalement forme. a la fin des années 50, l’artiste intègre l’ecole de Paris, pratiquant dans une grande délicatesse de tons de gris une abstraction post-cubiste. 

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