Galerie des Modernes

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Camille Bombois

Primitif Moderne, Cirque, Art Naïf

(Vénarey-les-Laumes, 1883 - Paris, 1970)

Camille Bombois

Dès 1900, alors qu'il était employé d'une ferme, Camille Bombois commence à dessiner des scènes de la vie rustique dans un style naïf. Puis, de petits métiers en petits métiers (champion de lutte local, cantonnier, lutteur de foires, terrassier), il travaille de nuit dans une imprimerie ce qui lui permet de se consacrer à la peinture le jour. Fameux costaud, il est engagé dans un cirque, période qu’il raconte à travers de nombreuses toiles. Il y transmet son éblouissement devant les oripeaux criards, la lumière crue, les juxtapositions de couleurs et les acteurs de la parade, athlètes de foire avantageux et rutilants, écuyères de cirque et danseuses plantureuses dont le sourire et les fards ne cachent pas la gouaille canaille. 

A partir de 1922, il est repéré par un poète et journaliste qui lui consacre un premier article dans la revue Rythme et Synthèse.

En 1924, Wilhem Uhde le découvre à son tour, et lui achète une grande partie de sa production. Il l'expose à la Galerie des Quatre-Chemins avec le Douanier Rousseau, Louis Vivin et Séraphine de Senlis, puis en 1932, à la galerie Georges Bernheim, sous l’appellation de Primitifs Modernes.

En 1937, Andri-Farcy l’invita à participer à l’exposition historique des Maîtres populaires de la réalité.

L’année 1944 marque l’année de sa première exposition personnelle à Paris.

En 1964, Camille Bombois est présenté au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris lors de l’exposition Le Monde des Naïfs ; il sera ensuite exposé aux Etats–Unis, au Museum of Modern Art de New–york qui lui achète des œuvres.

Ayant acquis une certaine renommée, Camille Bombois, vécut ensuite confortablement de sa peinture. Après sa mort, de nombreuses expositions lui furent consacrées : New York en 1972 et 1978, et Paris en 1981.La première partie de la vie de l’artiste, faite d’aventures picaresques, alimente l’autre moitié de sa vie de peintre.

En observant l’ensemble de son œuvre, on constate que les thèmes se sont toujours entrecroisés. Les peintures se rapportant aux souvenirs et aux paysages de l’enfance tranchent de manière frappante avec celles concernant les autres thèmes, notamment par leur qualité d’exécution et une sensibilité poétique exacerbée de l’artiste qui le rapproche du Douanier Rousseau.

Le thème le plus récurrent au travers de son oeuvre est celui de sa femme dont il a peint des portraits sans tête ou sans mains mais dont les avantages féminins sont systématiquement mis en valeur. 

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